Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 23:25
Le marché des Systèmes d'Informations Ressources Humaines a profondément évolué depuis une trentaine d'années. Ces évolutions suivent toutes la même ligne directrice : l'ouverture du SIRH, tant sur le plan technologique que sur celui des profils d'utilisateurs accédant à l'application.

Voici une brève analyse de l'historique des évolutions du SIRH afin de se projeter vers les nouvelles tendances de ce marché dans les années à venir.

 

Les années 70 

Les premiers progiciels SIRH sont apparus au début des années 1970. Ils ont été développés dans un environnement sur grands systèmes avec la saisie des données sur des cartes perforées et des transactions essentiellement « bath » (en temps différé).

La direction informatique exploitait l'application. L'utilisateur Ressources Humaines était donc dépendant du service informatique pour l'exécution des traitements ainsi que des états. Le périmètre fonctionnel était principalement la paie.

Dans les années 1975 à 1980 est apparue une première évolution des progiciels SIRH, l'arrivée d'une interface utilisateur peu conviviale appelé « langage Télé Processing (TP) » permettant la saisie des données à l'écran par des utilisateurs de la fonction Personnel.

 

Les années 80

Les années 80 ont été marquées par l'avènement de la micro informatique. Sont apparues entre les années 1983 à 1990 des progiciels de gestion des Ressources Humaines disposant d'un périmètre élargi sur le plan des fonctionnalités puisqu'ils traitaient de la gestion qualitative du personnel (compétences, postes, formation, recrutement, GPEC, gestion des carrières,...).

Ces progiciels acquis principalement par les Directions des Ressources Humaines, disposaient d'une ergonomie plus adaptée et plus conviviale que les progiciels de paie sur grands systèmes.

L'arrivée de ces nouvelles applications se faisant assez souvent sans concertation avec le département informatique, des problèmes d'interfaçage ont été constatés entre l'application maîtresse de paie hébergée sur grands systèmes et les applications esclaves de gestion des Ressources Humaines développées sur micro ordinateur.

Ainsi, il n'était pas rare de constater des saisies d'informations en double et donc des problèmes de cohérence entre les deux bases d'informations paie et Ressources Humaines. Au fil du temps, de nombreuses applications sur micro ordinateurs ont été abandonnées ou peu utilisées.

 

 Les années 90

 Les années 90 ont profondément marqué le marché des SIRH. Trois révolutions majeures ont modifié le panorama du marché des SIRH. Tout d'abord, l'arrivée de solutions SIRH développées sous Unix, puis les bases de données relationnelles et enfin le client serveur.

 

 Première révolution : l'arrivé d'Unix permettant l'indépendance des progiciels SIRH vis-à-vis des constructeurs de matériels informatiques et notamment des systèmes d'exploitation dits « propriétaires ». Ainsi, il n'était plus nécessaire d'acquérir un nouveau progiciel  SIRH si la direction informatique décidait de changer de constructeur. L'application était pérennisée.

 

 Deuxième révolution : l'arrivée des Systèmes de Gestion des Bases de Données Relationnelles (SGBD) garantissant l'indépendance des données vis-à-vis des traitements. Ainsi, une application tierce telle que la comptabilité par exemple (utilisant le même moteur de base de données) pouvait lire une donnée d'un collaborateur (son numéro de matricule par exemple) pour auxiliariser les frais professionnelles dans la comptabilité tiers. Ce qui n'était pas simple à réaliser dans le cadre d'une structure de fichier classique (vsam, ...).

 

 Troisième révolution : L'arrivée du client-serveur permettant la réconciliation entre la micro informatique utilisé comme poste de travail et les serveurs de données et de traitements afin d'assurer une cohérence en terme d'architecture technique et une unicité des données. L'utilisateur de la fonction Personnel pouvait donc disposer d'une ergonomie conviviale tout en ayant une unicité de la base d'informations.

Ces trois évolutions ont eu d'énormes incidences sur le marché. Bon nombre d'éditeurs proposant des progiciels sur des systèmes d'exploitation « propriétaires » donc liés à la machine ont purement disparu du marché (hormis l'AS/400).

De plus, les investissements réalisés par les éditeurs en terme de développements étaient très importants et se traduisaient par une réécriture complète de l'application sous UNIX, base de données et client-serveur et ils devaient également accroitre de manière conséquente le périmètre fonctionnelle de l'application en proposant outre l'administration du personnel et la paie (qui étaient déjà développés), une gestion qualitative du personnel (postes, compétences, GPEC, gestion des carrières, formation, recrutement,...).

Bon nombre d'éditeurs ont disparu faute de moyens financiers. Ces trois révolutions ont eu pour effet de réduire de manière conséquente l'offre en SIRH.

 

 Les années 2000 à 2007

 Une nouvelle révolution technologique : Internet

Internet a eu un impact très important sur le SIRH dans la mesure où cette technologie a permis la décentralisation de certaines transactions à une population non Ressources Humaines en l'occurrence les collaborateurs et les managers. En conséquence, le SIRH n'est plus la propriété exclusive de la Direction des Ressources Humaines.

Une nouvelle fois, les éditeurs ont du investir de manière conséquente en réécrivant l'ergonomie de leur SIRH d'une part (pages web) et d'autres parts en développant de nouvelles fonctionnalités rendues indispensables dans le cadre de cette décentralisation. Il s'agit notamment des éléments suivants :

 ●        ESS (Employé Self Services) correspondant aux transactions ouvertes aux employés (accès en modification aux données collaborateurs, saisie du pointage, saisie des notes de frais, saisie des demandes d'absences, saisie dans le cadre du processus d'évaluation annuel, accès à la bourse des postes vacants, ....),

●       MSS (Manager Self Services) correspondant aux transactions ouvertes aux managers telles que l'élaboration des plannings d'activités, la validation du pointage des collaborateurs, la validation des demandes d'absences, la gestion prévisionnelle des congés, la gestion des entretiens individuels de fin d'année, ....)

●        Directement liés à l'ESS et MSS, la gestion des organisations (juridiques, fonctionnelles) ainsi que l'automatisation des processus de gestion (via un langage de workflow) permettant la prise en compte de la décentralisation de certaines transactions vis-à-vis des collaborateurs et des managers (ESS, MSS),

●        L'ASP « Application Services Providers ». La technologie web a permis aux éditeurs qui ne proposaient pas dans leur offre un service de prise en compte de la maintenance applicative  appelé anciennement « service bureau » de l'offrir aujourd'hui. Cela a bien entendu une nouvelle fois des incidences en termes de développements dans la mesure où les travaux de paramétrage et notamment de la paie doivent être mutualisés.


En synthèse, on s'aperçoit qu'entre 1970 et 2007, le marché des SIRH a profondément été bouleversé et a toujours suivi une même ligne directrice, l'ouverture.

        ●        L'ouverture vis-à-vis des systèmes d'exploitation (Unix, Windows...)

●        L'ouverture vis-à-vis des données (SGBD)

●        L'ouverture vis-à-vis des collaborateurs (MSS, ESS)

 

L'évolution prévisible

 Il manque une ouverture qui sera vraisemblablement l'évolution du marché des SIRH durant les années 2007-2012, celle qui consiste à faire communiquer les différentes applications SIRH entre elles. Il s'agit des notions de « web services » et d'architecture SOA.

 « Un Web services  est un ensemble de protocoles et de normes informatiques utilisés pour échanger des données entre les applications. Les logiciels écrits dans divers langages de programmation et sur diverses plateformes peuvent employer des web services pour échanger des données à travers des réseaux informatiques comme Internet. Cette interopérabilité est due à l'utilisation de normes ouvertes regroupées au sein du terme générique de SOA (Service Oriented Architecture ou Architecture orientée services) » Source Wikipédia.

 Le progiciel SIRH n'apparaîtra plus comme un ensemble cloisonné de modules applicatifs fermés sur lui-même mais comme une plate-forme applicative ouverte à d'autres fournisseurs. Les éditeurs devront développer les fonctionnalités sous forme de « web services » en garantissant l'interopérabilité de ceux-ci avec les autres fournisseurs de SIRH.

Il s'agit donc par exemple de permettre l'intégration d'une application développée par un éditeur national pour le traitement de la paie avec une application de gestion qualitative des Ressources Humaines (gestion des compétences, gestion de la mobilité, ...) développée par un éditeur international et un troisième éditeur pour la gestion de la formation.

Ces différentes applications communiqueront en temps réel et de manières transparentes pour l'utilisateur final. Cette interopérabilité entre les différentes applications constitue un aspect fondamental pour les entreprises internationales qui souhaitent gérer la mobilité du personnel dans les différents pays (choix d'éditeurs internationaux) en garantissant les règles sociales et fiscales de chacun des pays (choix d'éditeurs de paie locaux).

La notion de portail RH s'inscrit tout à fait dans cette logique qui consiste à fournir sur le bureau de l'utilisateur, des écrans et des transactions développés par des éditeurs différents et ce de manière transparente.

 

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 23:11

Composante essentielle du SI, la gestion des ressources humaines est un élément stratégique pour les entreprises de toutes tailles et les administrations. En effet, à l’heure de la mondialisation, des fusions-acquisitions et de la mobilité, il est désormais fondamental de pouvoir gérer rapidement les aspects liés aux ressources humaines. Pour bien comprendre l’étendue de ces projets, il convient tout d’abord de bien mesurer le périmètre des projets inclus dans le SIRH.


Pour cela, il est d’abord utile d’en donner une définition. Un système d'information de gestion des ressources humaines est une interface entre la Gestion des Ressources Humaines (GRH) et les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC). Il combine la GRH et en particulier ses activités basiques et administratives avec les moyens mis à disposition par les TIC. On notera également que la qualité de la liaison entre les modules financiers et de ressources humaines est particulièrement importante pour les entreprises, étant donné le poids financier généralement très important des ressources humaines.

La gestion efficace du "capital humain" est donc une opération complexe pour les DRH. Ils doivent en effet recueillir des données pour chaque collaborateur (CDI, CDD, temps partiel, saisonnier, stagiaires, interim…) et leur donner du sens : historique, compétences et capacités, rémunérations, primes, congés, notes de frais... L’on comprend donc parfaitement qu’il est indispensable de s’appuyer sur des outils permettant de consolider ces données dans un environnement unifié. La quantification de ces données et la systématisation de leur traitement complexe ont permis leur prise en charge par des systèmes et applicatifs dédiés au RH qui composent alors le SIRH.

Désormais, au-delà des opérationnels métiers regroupés au sein de la DRH, la Direction des Systèmes d’Information « DSI » est également partie prenante dans ces projets. En effet, garante de l’intégrité et du bon fonctionnement du Système d’Information, la DSI doit veiller à intégrer harmonieusement ces nouveaux outils de pilotage de la fonction RH dans un ensemble plus large. N’oublions pas que les applications de gestion RH sont souvent interconnectées avec d’autres applicatifs (notamment financiers).

Dans ce contexte, deux écoles ont cohabité avant de s’orienter rapidement vers un processus de traitement modulaire, évolutif et intégrable. D’un côté, l’école du développement spécifique et de l’autre, celle de l’utilisation d’un PGI. Séduisante sur le papier de par ses promesses de paramétrage sur-mesure, l’école du développement spécifique s’est rapidement trouvée confrontée à une nécessité de traitement unifié et à un problème d’interopérabilité avec les autres applicatifs. Cela s’explique principalement par l’évolution rapide des standards.

D’un autre côté, l’approche PGI, historiquement peu utilisée pour ses difficultés d’intégration, connaît aujourd’hui une forte croissance de par son évolution et sa capacité à être déployée rapidement au sein du SI. En effet, l’approche PGI dans le monde des RH est totalement adaptée aux attentes des entreprises (gestion de la paie, gestion des prestations de travail, gestion des prestations sociales, gestion des ressources humaines proprement dites). On notera également que les éditeurs mènent une démarche de veille permanente pour enrichir leur offre et la maintenir en condition opérationnelle (notamment compatible avec les nouveaux standards). Le recours au PGI s’explique aussi par la démarche tactique et évolutive proposée par ces environnements. En effet, un PGI est désormais un outil très opérationnel et adapté aux attentes de tous les types d’entreprises, dont les PME ! En ce sens, les PGIRH sont simples d’accès et rapidement utilisables avec un minimum de paramétrage. Enfin, leur approche modulaire permet des déploiements souples et évolutifs en fonction des besoins.

Le SIRH est donc une brique importante et vivante du système d’information, et, comme à son image, tend à s’unifier pour plus de performance. Pour ce faire, les professionnels des RH et les DSI plébiscitent des environnements de travail adaptés et rapidement intégrables.

Henri STUCKERT, Président d’Eureka Solutions

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 21:11

Entretien avec le responsable RH d'une société de services de 350 personnes.


Un embryon de SIRH a été mis en place il y a 10 ans. Il permettait de gérer les congés, de mettre à jour les informations concernant l'état-civil des collaborateurs et d'avoir un suivi de carrière. Un module plus poussé, en lien avec la gestion interne, a été instauré il y a 4 ans, mais il ne permettait toujours pas de gérer la paye.

Afin de pouvoir interfacer la paye, et éviter ainsi les problèmes de double-saisie, une étude a été lancée il y a 6 mois pour mettre en place un nouveau système, qui devrait permettre de limiter les tâches répétitives et de pouvoir aller vers des tâches à plus grande valeur ajoutée.
Le cahier des charges était certes de répondre aux besoins du service RH en lui-même, mais également aux besoins de l'entreprise (management et collaborateurs) par la mise en place d'un véritable portail RH permettant de centraliser les entretiens annuels, les inscriptions aux formations, les modifications des fiches des collaborateurs, ainsi que la mise à disposition de chacun de son bulletin de paye sous forme électronique.

4 éditeurs ont été pré-sélectionnés :
  • Sage
  • Cegid
  • Aragon
  • CA2I
Deux d'entre eux proposaient des logiciels intégrant paye et RH, un autre proposait uniquement un outil RH mais avec une interface avec le logiciel de paye existant, et le dernier proposait 2 logiciels distincts mais déjà interfacés.
La décision, qui devrait être prise très prochainement, se jouera entre les deux sélectionnés, sachant que l'un se base sur une plate-forme Citrix (qui commence à être une "ancienne" technologie), alors que l'autre fonctionne sur une architecture web.

Les critères de choix seront les fonctionnalités, la technique informatique utilisée par le logiciel, et le prix.

Dès que le logiciel aura été choisi, une équipe de déploiement sera mise en place.
Les 6 premiers seront consacrés à la mise en place dans le service RH lui-même, le but étant de pouvoir sortir les premiers bulletins de paye par ce biais en avril - mai 2010. Une fois cette étape franchie, le déploiement se fera dans toute l'entreprise.

L'outil étant évolutif, il permettra à terme d'aller vers une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), même si ce n'est pas dans les priorités actuelles de l'entreprise.
L'accent est mis aujourd'hui sur la gestion des compétences de l'individu.

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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 17:46
Schématiquement, les activités de la DRH se répartissent en 4 domaines fédérés par une communication via l’intranet :


Parler de système d’informations des ressources humaines (SIRH) induit d’emblée une forme d’intégration des processus métiers de la DRH, des informations et des applications informatiques associées dans un concept d’ERP. La réalité ne se prête pas si facilement à une telle vision.

Les informations manipulées dans un SIRH

Quelques exemples d’informations, analysées par critères :

 

Légende des critères :

  • E : l'Efficacité qualifie toute information pertinente utile aux processus métier, livrée au bon moment, sous une forme correcte, cohérente et utilisable.
  • Ef : l’Efficience qualifie la mise à disposition de l'information grâce à l'utilisation optimale (la plus productive et la plus économique) des ressources.
  • C : la Confidentialité concerne la protection de l'information sensible contre toute divulgation non autorisée.
  • I : l'Intégrité touche à l'exactitude et à l’exhaustivité de l'information ainsi qu'à sa validité au regard des valeurs de l'entreprise et de ses attentes.
  • D : la Disponibilité qualifie l'information dont peut disposer un processus métier tant dans l'immédiat qu'à l'avenir. Elle concerne aussi la sauvegarde des ressources nécessaires et les moyens associés.
  • C : la Conformité consiste à se conformer aux lois, aux réglementations et aux clauses contractuelles auxquelles le processus métier est soumis, c'est-à-dire aux critères professionnels imposés par l'extérieur comme par les politiques internes.
  • F : la Fiabilité concerne la fourniture d'informations appropriées qui permet au management de piloter l'entreprise et d'exercer ses responsabilités fiduciaires et de gouvernance.

On constate que les contraintes qui pèsent sur les informations que traite le SIRH sont très variables, entre la paie qui s’appuie à la fois sur des informations personnelles et un cadre réglementaire strict, dans un processus très exigeant (délais, fiabilité), les évaluations personnelles qui concernent un nombre limité d’acteurs (management, DRH), la communication interne (intranet), le tableau de bord RH destiné à la direction, on passe d’un extrême à l’autre.
Comment concilier dans ces conditions la recherche d’un système d’information fluide et efficace et un cloisonnement strict des données ? La réponse passe par une gestion très stricte des autorisations d’accès sur un ensemble de données très disparates au regard des critères évoqués. Mais on ne manquera pas de relever que l’intégration opérée par le SIRH présente le risque de donner un accès très large à un administrateur informatique, par exemple.

 

Les processus métiers de la DRH

Comme sur les données, le constat sur les processus amène à une situation contrastée. Ceci se caractérise sur plusieurs plans :

  • les processus à cycle relativement rapide (gestion administrative et paie) mettent en jeu des volumes qui nécessitent une optimisation des processus. Ce sont les candidats traditionnels du SIRH, dans la mesure où le périmètre de conduite du changement est assez confiné (DRH, DAF, responsables d’unité).
  • les processus de GRH qui sont basés sur des workflows et irriguent toute l’entreprise (intranet, gestion des temps, recrutement, gestion des compétences, évaluations annuelles par exemple), ils sont très dépendants d’acteurs externes à la DRH et, en ce sens, plus difficiles à implanter et à piloter
  • les processus très spécialisés et confinés à quelques acteurs (gestion des instances avec les organisations syndicales et les DP, veille en droit social, litiges, réglementaire de paie, etc.) sont moins prioritaires, en général.
  • enfin, notons que certains processus sont souvent absents, comme le processus "achats" de la DRH (achats de formation, de recrutement, de communication...).

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Par chrivass
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 23:41
Le choix d’un SIRH est stratégique ; son implantation l’est tout autant. Ce projet de longue haleine, s’il est mal maîtrisé, peut avoir des conséquences désastreuses pour toute l’organisation : explosion de budget, démotivation des équipes, rejet par les utilisateurs...

Pour éviter ces écueils :

1. Réaliser un audit de l’existant. Avant de commencer l’implantation, il faut recenser avec précision les processus métiers existants, les points forts et les dysfonctionnements de l’organisation.

2. Définir avec soin ses objectifs. Quelle sera l’utilisation de son SIRH demain ? Cette question simple se doit d’être prise en compte dès le début du travail.

3. Rédiger un vrai cahier des charges
. De nombreuses entreprises se lancent encore dans le choix et la mise en place d’un SIRH sans réel cahier des charges. Plus ce document sera précis, plus les réponses aux appels d’offres seront ciblées, plus l’implantation sera aisée.

4. Libérer du temps aux membres de l’équipe projet. C’est très bien de bâtir une équipe projet avec un représentant du service informatique, un membre des ressources humaines...Encore faut-il s’assurer qu’ils aient du temps pour s’y investir ! Aucun intérêt de les intégrer dans une telle équipe s’ils doivent manquer une réunion sur deux.

5. Ne pas négliger la conduite du changement. La mise en place d’un SIRH est un projet ambitieux. Les employés doivent y être associés dès le début. Ils doivent aussi être tenus régulièrement au courant de l’avancement du projet. Il faut éviter que le seul endroit où ils entendent parler du SIRH soit à la machine à café.

6. Etablir une solide documentation. Une fois l’intégrateur parti, les utilisateurs doivent pouvoir compter sur une documentation précise, complète et facile d’accès.

7. Ajuster les temps de formation à la réelle avancée du projet. La formation finale des utilisateurs doit avoir lieu juste avant la vraie mise en ligne. Trop souvent, les formations sont planifiées au début du projet. Quelques retards arrivent et les utilisateurs doivent alors attendre plusieurs semaines entre leur dernière formation et la mise en ligne finale !

8. Inviter un consultant indépendant pour les derniers tests. Rien ne vaut un œil neuf pour effectuer les dernières vérifications. Il testera si le projet livré correspond bien aux spécifications initiales. Son indépendance garantira son objectivité. Il apportera aussi son œil critique sur la qualité de la documentation. Mieux vaut tard que jamais.

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Par chrivass
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